Au moins deux fois cette semaine, des colonnes de véhicules blindés israéliens ont fait de brèves incursions dans le nord de Gaza – un prélude probable à une invasion à grande échelle du territoire, pour laquelle Israël a mobilisé plus de 300 000 de ses réserves. La stratégie? Personne ne semble le savoir avec certitude, et le gouvernement ne le dit pas. Lundi, le Times a rapporté que le Pentagone avait des doutes quant à l’état de préparation des forces israéliennes et quant à la possibilité d’atteindre son objectif d’éradiquer le Hamas.
Le dilemme auquel les Israéliens sont confrontés, pour citer le vieux proverbe, est que la seule issue semble passer par les rues étroites de Gaza, ses routes et ses bâtiments piégés, le vaste dédale de tunnels dans lesquels de nombreux otages sont emprisonnés. Dans mes conversations avec les Israéliens cette semaine, l’analogie historique qui revient sans cesse est la bataille de Stalingrad.
D'autres cours peuvent être encore plus risqués. Une campagne militaire limitée, menée principalement depuis les airs et se terminant par le même type d’impasse qu’Israël a connu auparavant, constituerait une victoire majeure pour le Hamas, l’enhardissant ainsi que ses alliés comme le Hezbollah pour de futures attaques plus meurtrières.
Pire encore est le cessez-le-feu proposé à l’Assemblée générale des Nations Unies, qui réduirait les pertes civiles mais laisserait le Hamas au pouvoir et, malgré les dernières semaines de bombardements israéliens, pratiquement intact. Entre autres effets, cela rendrait impossible aux dizaines de milliers d’Israéliens qui ont fui leurs maisons près...
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